Introduction Personnages → 'Abdu'l-Bahá


’Abdu’l-Bahá avait huit ans lorsque son père Bahá’u’lláh fut jeté en prison. Il lui rendit visite et fut profondément meurtri de voir le collier de fer et les chaînes qui emprisonnaient son cou.

Une fois son père libéré, ’Abdu’l-Bahá devait devenir le plus proche compagnon de Bahá’u’lláh, qu’il suivit pendant toute sa vie et dont il fut le soutien permanent.

Son érudition, mais aussi son abnégation, sa grande humilité, ajoutées à l’admiration même de son père envers lui, valurent à ’Abdu’l-Bahá le titre de "Maître", encore employé respectueusement aujourd’hui lorsque les bahá’ís parlent de lui. Il représente pour la communauté, comme pour chaque individu un modèle de vie que chacun s’efforce de suivre.

Après le décès de son père, ’Abdu’l-Bahá resta prisonnier de l’Empire ottoman. A travers ses lettres et un contact direct avec les premiers croyants occidentaux qui se rendaient en Palestine, il contribua à la propagation de la religion nouvelle hors du Moyen-Orient.

’Abdu’l-Bahá a joué un rôle clé en explicitant la vision planétaire de son père et en faisant de La Foi bahá’íe, petit mouvement né au Moyen-Orient, une religion mondiale.

Après la révolution des Jeunes Turcs, ’Abdu’l-Bahá put voyager. En août 1911, il quitta la Terre Sainte pour se rendre en Occident où il séjourna quatre mois, notamment à Londres et à Paris. Il y rencontra à nouveau les croyants occidentaux et donna chaque jour des conférences sur La Foi bahá’íe et ses principes.

Le printemps suivant, ’Abdu’l-Bahá entama un long voyage d’un an, à nouveau en Europe, aux États-Unis et au Canada. Ce voyage aida considérablement à la propagation de La Foi bahá’íe dans ces deux derniers pays.

A la déclaration de la Première Guerre mondiale, ’Abdu’l-Bahá était de retour en Terre Sainte. Dans ses messages à l’Occident, il lança un avertissement, revenant constamment sur la nécessité d’établir la fédération mondiale souhaitée par son père pour prévenir une telle guerre.

Pendant la guerre, ’Abdu’l-Bahá passa son temps à appliquer les principes défendus par son père et par lui-même. Par exemple, il organisa personnellement près de Tibériade un vaste projet de développement agricole qui fournit une importante récolte de blé à la région et empêcha la population de mourir de faim. Pour son action, ’Abdu’l-Bahá a été nommé Chevalier par le gouvernement britannique après la guerre.

Il quitta ce monde en 1921, après quarante ans d’emprisonnement, d’exil et de souffrances, et toute une vie de dévouement et de service, non sans avoir désigné comme successeur, dans la fonction de Gardien de La Foi bahá’íe, son petit-fils Shoghi Effendi.



 

 
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